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Avec l’arrêt progressif de l’ADSL,

Les Français sont obligés de se tourner vers d’autres modes de connexion à Internet.

Fin de l’ADSL : cap vers la fibre optique, entre avantages et points de vigilance

Avec l’arrêt progressif de l’ADSL, les Français sont désormais obligés de se tourner vers d’autres modes de connexion à Internet pour rester connectés. Dans cette perspective, les principaux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) orientent massivement leurs clients vers la fibre optique, qui est en passe de devenir la nouvelle « norme ».

Pourquoi passer à la fibre optique ?

Les opérateurs mettent en avant deux arguments majeurs pour convaincre les usagers : un accès plus rapide et une connexion plus stable. Au-delà de la performance, la fibre optique est également présentée comme un mode de connexion plus respectueux de l’environnement.

Préparer sa transition sereinement

Pour réussir votre passage à la fibre, il est recommandé de vous informer sur plusieurs points clés :

  • L’éligibilité : Comment savoir si votre domicile peut déjà recevoir la fibre ?.
  • Les acteurs : Comprendre la distinction entre l’opérateur de réseau (qui installe les infrastructures) et l’opérateur commercial (auprès de qui vous souscrivez l’abonnement).
  • Les coûts : Quel est le coût réel d’un raccordement selon votre situation ?.

Un raccordement parfois source de litiges

Si la transition est inévitable, le raccordement physique à la fibre peut soulever de nombreuses inquiétudes et donner lieu à des litiges. Il est essentiel de connaître vos droits face à plusieurs situations courantes :

  • L’imposition de l’offre : Votre FAI a-t-il le droit de vous imposer une offre fibre suite à l’arrêt de votre abonnement ADSL ?.
  • Les travaux de raccordement : Dans le cas d’une maison individuelle, si une tranchée est nécessaire, qui doit en assumer les frais ?. Pour un appartement, faut-il une autorisation préalable de la copropriété pour intervenir dans les parties communes ?.
  • Les dégradations : Quels sont vos recours si le technicien envoyé par l’opérateur dégrade votre façade lors de l’installation ?.
  • Les retards d’activation : Si le raccordement est sans cesse reporté après la souscription, avez-vous le droit de résilier le contrat ?.

Droits et obligations liés au déploiement de la fibre optique en France

1) L’offre imposée : Votre FAI a-t-il le droit de vous imposer une offre fibre suite à l’arrêt de votre abonnement ADSL ?

 Contexte

Avec la fermeture progressive du réseau cuivre (ADSL) en France, les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) migrent les abonnés vers la fibre optique. Cette transition soulève des questions sur le droit des FAI à imposer une offre fibre.

Cadre légal

  • Obligation de migration : Les FAI ne peuvent pas imposer une offre fibre sans votre accord. Cependant, si le réseau cuivre est définitivement fermé dans votre zone, vous n’aurez plus le choix technique et devrez souscrire à une offre fibre pour conserver un accès à Internet.
  • Droit à l’information : Votre FAI doit vous informer au moins 3 mois avant la fermeture du réseau cuivre, en vous proposant des alternatives (offres fibre ou autres technologies).
  • Liberté de choix : Vous êtes libre de choisir un autre FAI si les offres proposées ne vous conviennent pas.

Que faire ?

  • Vérifiez si votre zone est concernée par la fermeture du cuivre sur le site de l’ARCEP.
  • Comparez les offres fibre disponibles et négociez avec votre FAI ou changez d’opérateur si nécessaire.

2) Les travaux et frais : Qui doit assumer les frais si une tranchée est nécessaire pour raccorder votre maison individuelle ?

 Contexte

Le raccordement d’une maison individuelle à la fibre peut nécessiter des travaux (tranchée, pose de câble), dont le coût varie selon la situation.

Règles applicables

  • Raccordement standard : Si votre logement est situé à moins de 30 mètres du point de mutualisation (PM) sans obstacle majeur, les frais sont généralement pris en charge par l’opérateur.
  • Tranchée ou travaux spécifiques : Si des travaux supplémentaires sont nécessaires (tranchée, passage sous voie publique, etc.), le propriétaire doit souvent assumer les frais, sauf si :
    • La collectivité locale ou l’opérateur a prévu une subvention ou une prise en charge partielle.
    • Le logement est situé dans une zone d’initiative publique (RIP), où les travaux sont financés par les collectivités.

Recours possibles

  • Demandez un devis détaillé à l’opérateur avant tout engagement.
  • Renseignez-vous auprès de votre mairie ou communauté de communes sur d’éventuelles aides financières.

3) En copropriété : Une intervention dans les parties communes pour fibrer un appartement nécessite-t-elle une autorisation préalable ?

Contexte

En copropriété, l’installation de la fibre peut impliquer des travaux dans les parties communes (câblage, perçage, etc.).

Cadre juridique

  • Autorisation obligatoire : Toute intervention dans les parties communes doit être validée en assemblée générale (AG) des copropriétaires, sauf si :
    • Un vote antérieur a déjà autorisé les travaux pour la fibre.
    • L’opérateur a obtenu un accord écrit du syndic ou d’un mandataire désigné.
  • Majorité requise : L’autorisation est généralement soumise à une majorité simple (article 25 de la loi du 10 juillet 1965).

Bonnes pratiques

  • Consultez le syndic ou le conseil syndical pour vérifier si une autorisation existe déjà.
  • Si nécessaire, organisez un vote en AG pour éviter tout conflit.

4) Les dommages : Quels sont vos recours si un technicien dégrade votre façade lors de l’installation ?

 Contexte

Les travaux de raccordement peuvent parfois causer des dégâts (perçage, traces, fissures, etc.).

Responsabilités

  • Responsabilité de l’opérateur : Le technicien ou l’entreprise mandatée est responsable des dommages causés. Vous avez droit à une réparation intégrale (remise en état ou indemnisation).
  • Délai de réclamation : Signalez les dégâts par écrit (email ou courrier recommandé) dans les 7 jours suivant l’intervention, avec des photos à l’appui.

Démarches à suivre

  1. Constat : Prenez des photos des dégâts et notez la date de l’intervention.
  2. Réclamation : Envoyez une réclamation formelle à l’opérateur avec les preuves.
  3. Médiation : Si l’opérateur ne répond pas, saisissez le médiateur des communications électroniques.

 5) Les délais : Pouvez-vous résilier votre contrat si le raccordement est sans cesse reporté après la souscription ?

Contexte

Les retards de raccordement peuvent être source de frustration, surtout si vous payez un abonnement sans service effectif.

Droits du consommateur

  • Délai raisonnable : L’opérateur doit vous raccorder dans un délai raisonnable (généralement 1 à 3 mois après la souscription). En cas de retard répété, vous pouvez invoquer le manquement contractuel.
  • Résiliation pour non-respect des engagements : Si le délai dépasse largement la normale et que l’opérateur ne propose pas de solution, vous pouvez résilier sans frais en invoquant la clause de résiliation pour non-fourniture du service (article L. 224-33 du Code de la consommation).

Procédure

  1. Relance écrite : Envoyez une mise en demeure à l’opérateur en exigeant un raccordement sous 15 jours.
  2. Résiliation : Si aucun raccordement n’est effectué, résiliez par courrier recommandé en citant le manquement.
  3. Recours : En cas de refus, saisissez la DGCCRF ou le médiateur.

Enfin, une fois équipé, n’oubliez pas d’adopter des gestes simples pour économiser de l’énergie avec vos nouveaux équipements.

En cas de conflit persistant avec votre fournisseur, sachez qu’il existe des recours spécifiques pour faire valoir vos droits.   A lire : https://ufcquechoisir.fr/wp-content/uploads/2026/02/Raccordement-a-la-fibre_vos-droits-en-cas-de-litige_Janvier-2026.pdf

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